Friday, May 30, 2008

TSHISEKEDI est "exploite" ou "vendu" par l'UDPS.net !?

TSHISEKEDI est "exploite" ou  "vendu" par l'UDPS.net  !?
 

pnbureauudps.net.jpgEtienne TSHISEKEDI:
Une propriete privee ? De qui ?  

Chers Compatriotes de UDPS.NET
Bonjour. C'est tres malsain, mesquin et immoral d'utiliser le nom ainsi que  les photos  de Tshisekedi pour se faire sa propre publicite ou de l'argent.
 ___  http://www.udps.net/forum//forumdupeuple.php?t=5856  ___ 
 Imaginez les medias sud-africains et l'ANC operant de la meme facon que vous avec les images/videos de Mandela. D'ailleurs Mandela a mis en place une equipe juridique qui, a temps plein (24h/24 a travers le monde entier)  traque ce genre d'abus et initie des poursuites judiciaires contre les fauteurs.

SVP, ne ramenez  pas Tshisekedi a ce bas niveau a cause de la poursuite de bas instincts.

Tshisekedi est un monument politique national et il appartient a tout le PEUPLE congolais. Il est important que vous puissiez aussi suivre les standards journalistiques qui exigent que vous mentionniez le "copyright" discretement (supposant que lesdites photos ont ete effectivement prises par vous et la propriete vous octroyee de maniere reguliere par Tshisekedi ou les organes autorises de l'UDPS).

Ce vous faites depuis plusieurs avec les photos de Tshisekedi est un tres mauvais service a l'UDPS et a la nation. C'est meme degoutant et insultant pour tous ces activistes qui, en soutent Tshisekedi parfois jusqu'au sacrifice supreme, ont combattu la feroce dictature du malefique Marechal Mobutu. Rectifiez le tir ! Trouvez un autre moyen de faire votre pub sans souiller le nom de Tshisekedi et celui de l'UDPS.

 
 
 

L’ARRESTATION DE BEMBA REVELE LA DOUBLE NATURE DE LA CLASSE POLITIQUE « CONGOLAISE »

          
L'ARRESTATION DE BEMBA REVELE  LA DOUBLE NATURE DE LA CLASSE POLITIQUE « CONGOLAISE »
Par Mufoncol Tshiyoyo
Pourquoi les Congolais accusent-ils les Belges et la Belgique ou encore la CPI au lieu de se regarder dans les yeux et dénoncer courageusement l'hypocrisie et la « double » nature de sa « classe politique » qui s'est toujours détournée de son peuple et quémandeur d'une légitimité extérieur en se faisant parrainer par des puissants « tuteurs » dont la promotion et la défense de leurs intérêts constituent leur leitmotivs ?

Qui a « crée » et placé Jean Pierre Bemba à la tête du Congo ? Qui sont ses parrains et pourquoi le seraient-ils devenus quand on sait qu'est parrain un « homme qui met son nom, son temps ou certaines de ses ressources au service de celui qui le sollicite et dans le cas en espèce celui qu'il a crée lui-même pour des raisons en sa faveur. Le parrain est « un homme qui cautionne l'intronisation (de quelqu'un au sein d'un groupe tel que « franc-maçonnerie, opus-dei, « prima-curia », rose-croix et bien d'autres encore.). Le « parrain » est un « chef (d'une organisation criminelle) dont l'objectif est la razzia permanente du Congo.

La question que les Congolais devraient se poser aurait été de savoir ce que ferait le parrain si ses intérêts arrivaient à s'opposer à ceux de son protégé dont la soumission est d'abord acquise avant tout soutien du parrain à ce dernier ? Celui qui se soumet aux règles du jeu établies par son maître sans qu'il n'ait aucune possibilité d'inquiéter son protecteur demeure son esclave. Léo Strauss déclare qu'« il est juste de réduire en esclavage des hommes qui sont esclaves par nature […] Un homme est un esclave par nature s'il est trop stupide pour conduire lui-même sa vie ou s'il ne peut accomplir qu'un travail à peine supérieur à celui qu'accomplissent les bêtes de somme » (Strauss, 1964 :102). Face à un tel homme, le parrain de qui cet homme tire sa prétention à l'existence, le connaissant mieux, ne pourrait en aucun cas s'immoler à la satisfaction de son protégé qu'il considéré comme un simple chien de garde dressé par le maître pour la défense et la protection de sa demeure : le Congo.

C'est ici qu'Etienne Tshisekedi se démarque de la meute quand bien même que sa tache de transformation de Congolais en une arme capable de conquête de pouvoir politique n'est pas achevée. Un « acteur » politique digne de ce nom, il est à noter que cette espèce est rarissime au Congo,  est celui qui dépend d'abord du soutien de son peuple de qui il tire sa légitimité avant de la faire avaliser ou la faire reconnaître par le monde extérieur. Ce n'est pas le cas de l'ensemble de la classe politique congolaise en quête d'un maître autre que celui qui constituerait un paravent contre tout chantage extérieur : le peuple congolais. La classe politique et l'élite intellectuelle congolaises vivent accrochées aux dépens d'un  ou de maîtres qui les écoute. Et même ceux qui se disent politiquement vierge emboitent le pas aux ainés qui jouent la dernière partition de leur compromission et oublient souvent qu'à toute créature fabriquée est réservée la même fin que ses prédécesseurs.

Dans son article « ce que je pense de l'arrestation de Jean Pierre Bemba » publié par le journal congolais en ligne congoone.net, Kamana a l'air de s'étonner qu'un homme qui « dispose des soutiens solides et des parrains puissants, […] se retrouve neutralisé et mis hors course pour les « événements de Bangui ». Les Congolais se contentent de crier à l'équité, à la morale, ils pleurent et implorent la justice alors que « Le leadership des grandes puissances s'impose par la force et non par l'étique, par la pression médiatique et non par la droiture qui force le respect », écrit le sénégalais Mazide N'Diaye. Pourquoi faisons-nous toujours de la mauvaise lecture ? Kaya Makhele se demande pourquoi ce « masque de mémoires historiques. Pourquoi toujours ce destin à rebrousse-poil, à travers des turbulences sans cesse renouveler » ?

Il est à la fois désolant et révoltant de parcourir certains communiqués de partis politiques congolais et de lire certains écrits d'intellectuels congolais qui appréhendent à travers les réalités du monde alors qu'elles sont clairement énoncées par leurs maîtres. Le Général De Gaulle disait que les Etats n'ont pas d'amis mais des intérêts lesquels passent avant la morale et l'équité. Mais qu'est- ce que les Belges et la Belgique ont à foutre avec les Congolais alors que la question de la survie de la Belgique et des Belges se pose avec acuité. Les Congolais n'ont jamais cessé d'être des Nègres, de « Y a bon Banania » à leurs yeux. Les Belges connaissent mieux l'élite congolaise et n'ont pas tort de penser que ce peuple mériterait mieux son sort actuel. Il ne pourrait en être autrement lorsque les Belges savent que ce peuple « n'a jamais été assez héroïque » (Mabanckou, 2007 : 121). Comment voulez-vous qu'il le soit lorsque son élite croit faire de l'opposition « institutionnelle » contre un régime de Kabila fabriqué par la Belgique et auprès de laquelle la même opposition « institutionnelle » trouve refuge ?  Ceux qui croient se battre à l'intérieur du système ne sont que des collaborateurs du régime honni qu'ils pérennisent par leurs actions. Toutes ces belles interpellations parlementaires à Kinshasa, c'est du déjà vu dans ce pays mais pour quel résultat ? Pourquoi Tshisekedi ne refait pas cette expérience alors que lui et son parti y tirent leur origine ? « Cette guerre conduit à la mort » (Morin, 2008 :35). Ces tribuns aux beaux discours à la tribune d'institutions qualifiées « démocratiques » entretiennent le mythe et font passer le régime pour ce qu'il n'est pas : une ouverture « démocratique », voilà encore un « slogan hâbleur ». « Tout cela tient à la fois de la diversion, du divertissement, de l'évasion et du ressourcement mythico-imaginaire » (Morin, ibidem).

Au lieu d'organiser des marches, de crier et de dénoncer dans les rues de Paris ou de Bruxelles ou encore à Mbandaka, l'élite congolaise devrait non seulement tirer des leçons appropriées mais surtout d'arrêter de se faire réifier.

Thursday, May 29, 2008

Halte à l’imposture de Joseph Olenghankoy !

OPINION LIBRE
 
Par Pierre Kalambayi Misasa
 
 
          

Ambitionnant de devenir chef de l'opposition congolaise, porte-parole selon la formule consacrée, Joseph Olenghankoy a fait une sortie politique musclée (à travers une conférence de presse à Kinshasa et une interview sur Congonet Radio) destinée à disqualifier les autres prétendants qu'il considère comme des opposants de la 25e heure, excepté Etienne Tshisekedi dont il se veut le dauphin naturel..

Pour s'attirer la sympathie de l'opinion, Joseph Olengankoy Mukundji s'est empressé de souligner que le poste de porte-parole de l'opposition revient naturellement à Etienne Tshisekedi tout en précisant que si le leader de l'UDPS n'est pas là (?), la succession lui est ouverte automatiquement. A lui seul et pas à un autre. Utilisant la métaphore pour se faire une place au soleil, le président des FONUS s'est planté en déclarant qu'Etienne Tshisekedi et lui sont comme le Coca-Cola et le Pepsi-Cola qui ne diffèrent que par l'emballage ! Narcissisme quand tu nous tient !

Pour peu que l'on connaisse les péripéties de la mise en place des institutions de la transition issues du Dialogue intercongolais, on se rendrait volontiers complice de Joseph Olenghankoy si on passait sous silence le lynchage politico-médiatique de la personne d'Etienne Tshisekedi orchestré par Olenghnkoy.

Aussi, est-t-il judicieux de se demander pourquoi Olenghankoy utilise à présent le nom de Tshisekedi comme son fonds de commerce pour atteindre ses ambitions politiques alors que quand il fut délégué de l'opposition politique au Comité de suivi du Dialogue intercongolais, le patron des FONUS s'était employé avec un rare cynisme à présenter le leader de l'UDPS comme physiquement incapable d'assumer les responsabilités politiques.

Que les ex-Zaïrois se rassurent qu'il ne s'agit nullement d'un canular. Si Joseph Olenghankoy Mukundji peut s'autoriser à falsifier les faits, il ne peut aucunement tromper sa propre conscience et se rappellera que c'est à son appartement situé dans le même immeuble que l'Ambassade de Belgique à Kinshasa qu'il avait confié à des journalistes que Tshisekedi ne voulait pas se porter candidat au poste de vice-président de la République pour le compte de l'opposition politique parce qu'il se savait malade, très malade. .Nous faisons mystère des détails pour le moment.

On se souviendra qu'alors qu'il était décidé au Dialogue intercongolais que la désignation des animateurs des institutions de la transition se fasse par consensus, Olenghankoy Mukundji fait partie du groupe A de l'opposition politique qui avait plutôt opté pour l'élection des délégués de l'opposition politique dans les institutions, contrairement au groupe B dont faisait partie l'UDPS qui souhaitait, comme beaucoup d'autres partis de l'opposition, que le poste de vice-président de la République pour le compte de l'opposition revienne par consensus à Tshisekedi pour ne pas trahir l'esprit du Dialogue intercongolais.

Décidé à jouer les premiers rôles, Olenghankoy qui avait sollicité et obtenu de ses pairs de l'opposition sa désignation comme délégué au Comité de suivi du Dialogue intercongolais en s'engageant à ne pas faire partie du gouvernement pour le compte de l'opposition trahira son engagement en devenant ministre des transports et communications à la suite d'un arrangement particulier avec le vice-président de la République Arthur Zahidi Ngoma, pour qui il avait battu campagne. La tension fut très vive au moment des faits au sein de l'opposition politique dont certains membres, comme le MNC/L de François Lumumba,  considéraient non sans raison que Joseph Olenghankoy avait mangé sa parole.

Qu'aujourd'hui, toute honte bue, le patron des FONUS dénie la qualité d'opposant à Jean-Pierre Bemba dont il fut pourtant directeur de campagne au second tour de la présidentielle, il faut peut-être en rire au lieu d'en pleurer. Car, il n'est pas dans les habitudes de Joseph Olenghankoy, qui n'avait pas obtenu plus d'un pour cent au premier tour de la présidentielle de 2006, d'assumer la responsabilité de ses actes dont celui de complicité pour s'être porté candidat à l'élection présidentielle qu'il « reconnaît » aujourd'hui avoir été planifiée d'avance en vue de l'élection de Kabila Kabange

Les ex-Zaïrois n'étant pas amnésiques, Joseph Olenghankoy est-t-il prêt à vomir aujourd'hui ce qu'il a vénéré hier, lui qui, une fois désigné délégué de l'opposition au Comité de suivi du Dialogue intercongoalais n'avait pas fait l'économie d'éloges envers le chef du PPRD en déclarant à la presse présidentielle qu'il avait trouvé en Joseph Kabila beaucoup de qualités ? C'est certainement dans ce contexte que Kabila Kabange avait confié à Olenghankoy Mukundji, alors ministre des Transports et communications, la délicate mission de négocier en Europe le retour à Kinshasa des ex-FAR , alors que le leader des FONUS n'a jamais été militaire pour négocier avec ses compagnons d'armes. Le résultat fut nul comme on pouvait ne pas s'y attendre.

Toutes choses restant égales par ailleurs, ceux qui, au niveau de la diaspora congolaise en Occident ont la nostalgie de l'heure de gloire d'une certaine Union sacrée de l'opposition pilotée par Tshisekedi wa Mulumba, et au sein de laquelle l'activisme politique de Olenghankoy Mukundji avait fasciné l'opinion, devraient s'interdire de lire la situation politique du Congo des Kabila avec de vieilles lunettes de l'ère Mobutu.    SOURCE: CongoOne, Mise en ligne le 28-05-08
 
JOSEPH OLENGANKOY: le retour en force !

En Exclusivite sur Congonet Radio 
25 Mai 2008 __  Le Président National des FONUS, Enfant Terrible de l'Opposition Radicale en RDC et homme de conviction,  a choisi de faire sa rentrée politique sur Congonet Radio. Il parle de Bemba, de Tshisekedi et de la chute imminente du regime dictatorial de Joseph Hyppolite Kanambe Kabila Edition integrale.

http://www.congonetradio.com/olengankoy-interview20080525.html ECOUTEZ   ici  >>> 


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Wednesday, May 28, 2008

A qui profite la recrudescence des milices au Nord-Kivu ?

A qui profite la recrudescence des milices au Nord-Kivu ?      
27-05-2008
 
Le constat est amer. Il y a aujourd'hui plus de combats armés au Nord-Kivu qu'avant la Conférence de Paix de Goma. Ce constat contredit ceux qui disaient que la crise au Nord-Kivu était une crise entre les ethnies. La vérité est têtue. Au vu de ce qui se passe aujourd'hui au Nord-Kivu, avec les populations civiles pourchassées et prises entre deux feux ou entassées dans des camps des déplacés sans distinction de tribu, il apparait que la crise du Nord-Kivu est avant tout militaire et nécessite une solution militaire. Car si elle était ethnique, on trouverait dans les camps de déplacés les membres d'une ou des tribus pourchassées ou victimes de haine ethnique. Le Nord-Kivu est sous occupation militaire rwandaise sous couvert CNDP, FPC, RUDE, etc. Le fait de camoufler cette réalité visible à l'œil nu est ce qui retarde l'événement de la paix au Nord-Kivu. Le Nord-Kivu souffre comme un malade qu'on soigne à partir d'un faux diagnostic et qui souvent meurt de l'incompatibilité des médicaments et de sa maladie.
 
La population du Nord-Kivu comme celle de tout le Congo  est victime d'un faux diagnostic de la communauté internationale et des dirigeants congolais. Ce faux diagnostic n'est pas le produit de l'ignorance mais un fait voulu pour des objectifs qui ne sont pas difficiles à imaginer: Le pillage des richesses du sol et du sous-sol nord-kivutien. Devant ce « je t'aime mon non plus » de la communauté internationale, le peuple nord-kivutien en particulier et le peuple congolais en général, a déjà démontré plus d'une fois sa maturité et son amour pour la paix, la réconciliation, la démocratie, etc. C'est ainsi qu'il avait résisté pendant la période des élections de 2006 aux pyromanes qui voulaient le scinder en deux groupes Est-Ouest, Nord-Sud, deux groupes qui devaient s'affronter à mort  pour servir d'alibi à la balkanisation de la R.D. Congo. Apres l'échec de cette stratégie de haine ethnique au niveau nationale en 2006, l'ennemi avait voulu lui fabriquer un terrain propice au Nord-Kivu et au Sud-Kivu en faisant appel aux tables rondes communautaires pour éviter les conflits ethniques. Cette pression a abouti à la Conférence de Paix de Goma dont le résultat  vient d'assener un cinglant démenti à l'ennemi malin qui cherche à diviser les congolais. La même recette divisionniste qui a echoué au Nord-Kivu vient d'échouer dans la Province du Bas-Congo avec l'instrumentalisation du BDK...
 
Devant cette maturité du peuple congolais, l'ennemi n'a d'autre choix que de passer par la création des milices auxquelles il prend soin de donner un caractère ethnique. Malheureusement pour lui, même cette « ethnicisation » des milices n'a pas encore réussi à produire la haine tribale comme celle qu'on a vu à l'œuvre au Rwanda en 1994, au Kenya lors du duel Kikuyu-Luo, ou actuellement en Afrique du Sud entre les nationaux et les étrangers , etc.  
 
La Province du Nord-Kivu avec son empire du Coltan n'a pas encore totalement échappé à cette tactique divisionniste de l'ennemi. Selon les nouvelles du territoire de Rutshuru, l'ennemi chercherait toujours à opposer les Hutu au Nande, mais sans succès. La guerre Hutu-Nande aura-t-elle lieu dans le territoire de Rutshuru?  Une des tactiques utilisées pour créer cette haine ethnique entre les Hutu et les Nande, c'est les noms d'emprunts que se donnent les chefs des milices hétéroclites qui sèment la terreur au Nord-Kivu. Ainsi par exemple,  le chef des rebelles du RUDE (Rassemblement pour l'Unité et le Développement) de Rubare s'appelle SOKI, un nom Nande. D'autres chefs de la même milice se font appeler Muhindo, Kasereka, Kambale, etc., tous des noms Nande.   Cet amalgame a comme but de faire passer les Nande comme responsables des troubles dans le territoire de Rutshuru ou alors comme les alliés des rebelles étrangers qui sèment l'insécurité dans toute la province.
 
Le 30 mars 2008, Mr. Pascal, sujet Nande de Rubare, avait été arrêté par la 6e brigade, accusé d'être le commandant des inciviques du RUDE qui sèment la terreur dans le territoire de Rutshuru. Pascal avait fait deux semaines au cachot de la 6e brigade à Nyongera, lui sujet Nande accusé d'être à la tète d'une milice Rwandophone, etc.  Il avait été libéré faute de preuve mais moyennant un payement d'une amende de 60 US $ !
 
Le 16 avril 2008 deux jeunes Nande étaient arrêtés, accusés de Mai-Mai et d'avoir massacré des vaches des Tutsi à Kibaya sur la route de Jomba. Il s'agissait de Mr. Dunia et Mr. Vikungu. Après enquête, la 6e brigade avait trouvé que ces deux jeunes Nande étaient innocents et ils avaient été libérés, moyennant un payement d'une amende de 12 US$  tous les deux !
 
Ayant échoué à opposer les Nande aux Hutu, l'ennemi semble s'investir dans les milices aux contours  flous.
 
Le 27 janvier 2008, les Rwandophones avaient créé un nouveau groupe politico-militaire dénommé FPC (Front patriotique Congolais), considéré comme l'actuelle branche armée du CNDP de Nkunda poursuivant la guerre sous un autre nom et contournant ainsi l'accord de paix de Goma dont il est signataire. Selon plusieurs témoignages, le FPC recrute actuellement des jeunes à majorité rwandophone (Hutu et Tutsi confondus) qu'ils envoient en formation à Mudende au Rwanda. Les premiers finalistes de Mudende seraient déjà  infiltrés à Bukavu, Goma, Butembo et Beni. Selon les mêmes témoignages des habitants de la région,  d'autres jeunes recrues sont entraînées dans la brousse aux environs de Rubare, en Territoire de Rutshuru.
 
Le FPC sème ainsi la confusion au Nord-Kivu. Ainsi par exemple, le FPC se fait passer pour PARECO (Patriotes Résistants Congolais) à Rubare et pour RUDE (le Rassemblement Pour l'Unité et la Démocratie)  à Kisharo.  A cette confusion, s'ajoutent le CNDP de Nkunda, les Mai-Mai, les Kasindiens, les Kifua-fua, les Nalu (National Army for the Liberation of Uganda)  qui ont resurgi dans la collectivité Ruwenzori, ADF (Alliance of Democratic Forces) de l'ancien président ougandais Idi Amin Dada, etc. La confusion de ces milices s'accroit quand on observe une collusion entre certaines d'entres elles avec les Fardc, la Monuc, et les anciens mouvements politico-militaires comme le RCD-Goma d'Azarias Ruberwa, le TPD d'Eugène Serufuli, le RCD-K-ML de Mbusa Nyamwisi, etc.
 
Ainsi par exemple, un Nord-Kivutien  ne comprend rien quand il apprend à la radio Okapi qu'il y a eu un combat acharné entre les Fardc et les Pareco qui passent  dans l'opinion pour deux alliés contre le CNDP de Nkunda. Il en est de même des combats signalés au Nord-Kivu entre les Fardc et les Mai-Mai, les deux alliés de première heure contre les armées d'agression rwando-ougandaise. Mais jamais on entend parler d'un combat entre les Fardc et le CNDP, deux supposés ennemis.
 
Dernièrement tous les commandants militaires issus du RCD-K-ML qui étaient à Kinshasa et ailleurs au Congo ont été affectés dans le territoire jadis contrôlé par Mbusa Nyamwisi. Sur terre à Beni-Lubero, on observe une certaine collaboration entre ces derniers et les commandants du CNDP de Nkunda.  Un certain rapprochement s'observe aussi entre les Pareco et les commandants du RCD-K-ML.
 
Cette confusion fait poser la question de savoir ce qui se prépare au Nord-Kivu en particulier et au Congo en général quand les alliances entre les partis au pouvoir s'estompent au profit des rebelles. Est-ce un signe que les faiseurs des rois au Congo ont établi leurs tentes parmi les rebelles ?  C'est sous cet angle que les Nord-Kivutiens voient le repli du RCD-K-ML au Nord-Kivu. Ainsi par exemple, selon les proches du pouvoir de Kinshasa, l'alliance entre Joseph Kabila et Mbusa Nyamwisi ne tiendrait plus que sur un fil au point que Mbusa Nyamwisi  ne  survivrait au prochain remaniement du gouvernement.
 
La recrudescence des milices au Nord-Kivu et le rapprochement observé entre ces milices et les mouvements politico-militaires doivent interpeller tous les congolais qui croient à l'intégrité du territoire national et à l'avènement de la paix au Congo. En effet, la reprise de la rébellion au Nord-Kivu au lendemain de la proclamation des résultats des élections de 2006, est un avertissement que la paix au Congo ne dépend pas que de la bonne volonté des congolais mais de leur capacité  de défendre et de  protéger eux-mêmes  les acquis de leur démocratie.
 
Kahindo Edgar
Racodit-Butembo
Beni-Lubero Online

Au nom de la démocratie et des droits de l’Homme

Au nom de la démocratie et des droits de l'Homme

 

 

Les relations belgo-congolaises traversent depuis un mois une nouvelle zone de turbulences. A l'origine, une déclaration du ministre belge des Affaires étrangères Karel De Gucht dénonçant notamment la corruption et les violations des droits humains au Congo «démocratique» de Joseph Kabila. Mal entouré, mal conseillé, celui-ci a préféré la facilité en se cabrant en lieu et place de balayer devant sa porte. «Le Congo est un Etat souverain, dirigé par des gouvernants élus», a pu rétorquer Kabila qui a rappelé dans la foulée son ambassadeur en consultation. Un cas qui est loin d'être le premier du genre. En octobre 2004, le diplomate congolais était appelé d'urgence à Kinshasa au lendemain du tout premier coup de gueule de De Gucht déniant aux dirigeants congolais un sens de responsabilité digne d'homme d'Etat. Cette fois, Joseph est allé plus loin en fermant le consulat général de la RD Congo à Anvers tout en invitant la partie belge à faire autant à Lubumbashi et à Bukavu. N'en déplaise à l'ambassadeur de la RD Congo, Karel De Gucht a parfaitement raison tant sur le fond que la forme. Le courroux présidentiel ne résulterait-il pas en réalité de l'inculpation, par un juge belge, de la Banque centrale du Congo pour blanchissement ? La légitimité des urnes confère-t-elle aux mandataires publics le droit «souverain» de voler l'Etat dont on est censé servir? La légitimité des urnes donne-t-elle à l'«élu du peuple» le droit de brimer la population tel que cela s'est passé notamment dans la province du Bas-Congo? Bien que motivés par des considérations opportunistes, les propos - tardifs ? - du patron de la diplomatie belge ont été approuvés par les Congolais dans leur grande majorité. La raison est simple. Malgré l'organisation des élections dites «libres, démocratiques et transparentes», la RD Congo n'est pas devenue une démocratie comme l'a affirmé, sans rire, mardi 27 mai sur les ondes de la RTBF, le commissaire européen Louis Michel. Rien n'a changé après les consultations politiques. Kabila et son entourage continuent à exercer un pouvoir omnipotent grâce à la «majorité présidentielle» qui vérrouille les deux Chambres du Parlement. Kabila est le véritable chef du gouvernement. En nommant des hauts magistrats en violation de la Constitution, il s'est arrogé le pouvoir judiciaire sous la férule de la Présidence de la République. Le «raïs» exerce un pouvoir qui n'a de compte à rendre à personne. Là où le bàt blèsse c'est que les droits et les libertés sont les plus grands perdants de cette concentration de pouvoirs. Les contre-pouvoirs sont aphones. L'opposition est muselée. Des parlementaires interpellent les ministres ? Sans doute. Et après ? Ces interpellations sont-elles suivies de sanctions ? Assurément pas. C'est ça la démocratie à la congolaise. Voilà pourquoi les Congolais dans leur grande majorité clament que «Karel De Gucht n'a fait que dire tout haut ce que les Congolais, eux-mêmes, disent tout bas». La volonté exprimée mardi 27 mai par le Premier ministre belge d'amadouer le potentat de Kinshasa est tout simplement affligeante. Faudrait-il rappeler que dans les années 90, le Zaïre a été déstabilisé – le mot n'est pas trop fort - par ses ex-alliés occidentaux au nom de la promotion de la démocratie et des droits de l'Homme? Les Zaïrois d'alors avaient cru – naïvement ? – que les «amis occidentaux» partageaient leur idéal démocratique et humaniste. Les Zaïrois, redevenus Congolais ont-ils été victimes d'un marché de dupes du siècle? Comment peut-on expliquer que onze années après Mobutu, la démocratie congolaise reste au niveau de balbutiements ? Comment peut-on également expliquer que la corruption, la mauvaise gouvernance et les violations des droits humains ont cessé d'émouvoir les prétendus "amis du Congo" au point qu'on trouve aujourd'hui quelques «avocats» pour plaider des circonstances atténuantes en faveur d'un régime qui n'est ni meilleur ni pire que celui de la IIème République? Que dire de la corruption au sein de la classe dirigeante en général et de la famille politique et biologique de l'homme qui se trouve au sommet de l'Etat congolais en particulier ? Sous prétexte que la RD Congo est devenue un Etat démocratique, le royaume de Belgique s'apprête-t-il à caresser Kabila dans le sens du poil juste pour préserver quelques intérêts vitaux? L'exigence démocratique et "droitdel'hommiste" claironnée jadis n'était-elle qu'un alibi opportuniste? Il est vrai que les Etats n'ont que des intérêts...

B. Amba Wetshi
© Congoindépendant 2003-2008

Tuesday, May 27, 2008

JOSEPH OLENGANKOY: le retour en force !

JOSEPH OLENGANKOY: le retour en force !
En Direct sur Congonet Radio 25 Mai 2008 __ Le Président National des FONUS, Enfant Terrible de l'Opposition Radicale en RDC et homme de conviction, a choisi de faire sa rentrée politique sur Congonet Radio. Il parle de Bemba, de Tshisekedi et de la chute imminente du regime dictatorial de Joseph Hyppolite Kanambe Kabila
Edition integrale.

http://www.congonetradio.com/olengankoy-interview20080525.html